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Pompe à chaleur · Genève

Remplacer une chaudière à gaz à Genève :ce que dit vraiment la loi.

Genève est le canton suisse le plus chauffé au gaz. Ce que la loi impose vraiment quand vous changez de chaudière, et dans quel ordre faire les démarches.

Puissance qu'il vous faut11 kW
Prix estimé, pose compriseCHF 33'400 – 41'700
La question qui passe avant le prix Avez-vous le droit de choisir votre machine ?

Nous ne publions pas de réponse ici, parce que nous ne l’avons pas. Le périmètre exact n’est pas lisible ici, et vous dire que vous êtes hors zone alors que nous n’en savons rien vous ferait peut-être engager des travaux qu’un service peut refuser. Ce qui se vérifie en quelques minutes : la carte du canton pour une première indication, puis la demande auprès des Services industriels, qui est la seule à faire foi. Retenez au moins ceci : en dessous de 50 kW, le raccordement n’est pas imposé.

Source : Portail des données SITG (État de Genève), extrait en date du 14.08.2026.

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Estimation indicative — fourchettes suisses officielles (SuisseEnergie). Prix ferme après visite gratuite.

Vos infos vont uniquement à IMI Industrie (IMI Sàrl), Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne, CHE-316.232.256 — notre installateur partenaire, et à personne d'autre (nLPD art. 19). · reply@pompes-chaleur-geneve.ch

Vous chauffez au gaz, et vous vous demandez ce qui se passera le jour où la chaudière s'arrêtera. À Genève, cette question est celle de presque un bâtiment sur deux : sur les 45 161 bâtiments d'habitation du canton, 19 791 sont chauffés au gaz, soit 43,8 % du parc.

Genève est le seul canton romand où le gaz passe devant le mazout, et celui où sa part est la plus élevée de toute la Suisse — la moyenne du pays est de 17,3 %. C'est aussi le canton romand le moins équipé en pompes à chaleur : 16,1 % des bâtiments d'habitation. Le parc à convertir, ici, c'est donc le gaz, et pas le mazout comme partout ailleurs.

La réponse genevoise n'est pas celle qu'on lit dans les autres cantons. Il n'existe ici aucune date d'interdiction du gaz. Le canton a fait autre chose, et c'est plus efficace : il a renversé la charge de la preuve. C'est la chaudière qui doit se justifier, plus la pompe à chaleur. Voici ce que cela change pour vous, dans l'ordre où les choses se posent.

Le gaz, l'énergie n° 1 du canton

Le tableau ci-dessous est celui du parc genevois au 31 décembre 2025, bâtiments d'habitation uniquement. Il mérite un coup d'œil, parce qu'il explique pourquoi cette page existe.

Source d'énergieBâtimentsPart
Gaz19 79143,8 %
Mazout12 15526,9 %
Pompe à chaleur7 24916,1 %
Réseaux thermiques2 9816,6 %
Chauffage électrique direct1 9044,2 %
Bois9162,0 %

Deux poches sautent aux yeux quand on trie par époque de construction. Les bâtiments d'avant 1946 sont chauffés au gaz à 54,3 % : c'est le plus gros bloc du canton, et c'est aussi le bâti le plus délicat à traiter, entre vieille ville, immeubles de rapport et façades protégées. Et même parmi les constructions postérieures à 2000, 42,7 % sont encore au gaz. Ce n'est donc pas un héritage en voie d'extinction : c'est le chauffage courant de Genève.

La règle de départ : le renouvelable d'abord

Le règlement genevois d'application de la loi sur l'énergie pose une règle simple. Lors de la mise en place, du remplacement ou de la transformation d'une installation qui produit de la chaleur, celle-ci doit être alimentée prioritairement et dans toute la mesure du possible par des énergies renouvelables ou par des rejets de chaleur.

Ce n'est pas un conseil, c'est le point de départ du dossier (règlement d'application de la loi genevoise sur l'énergie, art. 13M al. 1, état au 1er novembre 2025). Et le même article précise que la chaleur produite par une pompe à chaleur compte comme une énergie renouvelable, pour le chauffage comme pour l'eau chaude (art. 13M al. 2). Vous n'avez donc rien à démontrer si vous allez dans ce sens.

Une chaudière à gaz neuve n'est pas interdite. Elle est sous autorisation.

Il faut le dire clairement, parce qu'on lit souvent le contraire : Genève n'interdit pas frontalement la chaudière à gaz neuve. Mais dès 5 kW de puissance — c'est-à-dire pour absolument toute maison —, la mise en place, le remplacement ou la transformation d'un chauffage à combustible fossile est soumis à une autorisation énergétique du canton (règlement, art. 13N al. 1).

Et cette autorisation ne s'obtient que si trois conditions sont réunies en même temps (loi genevoise sur l'énergie, art. 21 al. 3, état au 4 juillet 2026) :

  • la demande d'énergie ne peut pas être raisonnablement couverte par des énergies renouvelables ou des rejets de chaleur ;
  • l'installation intègre la meilleure technologie disponible et présente un haut degré d'efficacité ;
  • l'installation respecte les prescriptions techniques du règlement.

« Raisonnablement couverte » a une définition écrite : il faut qu'une ressource renouvelable soit disponible en quantité suffisante et exploitable à des coûts qui ne soient pas disproportionnés (règlement, art. 13N al. 2). Le canton apprécie donc parcelle par parcelle. Sur un terrain ordinaire de zone villas, à Troinex comme à Bellevue, la démonstration est difficile à faire : c'est bien la chaudière qui doit se justifier.

Le piège que personne ne voit venir : changer le brûleur

Beaucoup de propriétaires pensent qu'une grosse réparation passe inaperçue. À Genève, c'est inexact. Le règlement assimile expressément le changement du brûleur — ou de tout autre composant annexe — d'une installation qui a 20 ans ou plus à une « transformation » (art. 13M al. 3). Sur une vieille chaudière, réparer lourdement déclenche donc exactement la même procédure que remplacer. Autant le savoir avant de signer un bon de commande.

Avant la machine, la question du réseau

C'est l'ordre genevois, et il surprend souvent. Depuis le 1er janvier 2025, le raccordement à un réseau thermique structurant peut être imposé par le canton, notamment lors d'un changement de votre installation de production de chaleur, si deux conditions sont remplies ensemble : le raccordement permet une utilisation plus rationnelle de l'énergie, et il reste proportionné pour vous (loi sur l'énergie, art. 22 al. 6).

Une soupape existe : l'obligation ne s'applique pas aux bâtiments dont la sous-station a une puissance inférieure à 50 kW, ce qui met les villas et les petits immeubles hors de la contrainte (règlement, art. 13P al. 2, en vigueur depuis le 9 juillet 2025). Attention à ne pas surinterpréter : cela veut dire que le raccordement n'est pas imposé, pas qu'il est impossible ni déconseillé.

Deux outils répondent à la question, dans cet ordre : la carte cantonale des réseaux, publiée en février 2025, puis la demande d'information thermique auprès des Services industriels, qui est celle qui fait foi. Sa réponse arrive dans un délai annoncé de 30 jours au maximum : ce délai s'ajoute à tous les autres, et c'est la meilleure raison de commencer par là. Tout savoir sur le raccordement au réseau, et le guide de la demande d'information thermique.

Ce qui change vraiment votre devis

Sur un remplacement depuis le gaz, trois postes reviennent presque toujours.

Les émetteurs. Les systèmes d'émission de chaleur neufs ou remis à neuf doivent être dimensionnés pour que la température de départ ne dépasse pas 50 °C, et 35 °C pour un chauffage au sol (règlement, art. 12I al. 3). C'est une règle cantonale, et c'est aussi ce qui rend une pompe à chaleur performante. Si vos radiateurs ont été posés pour tourner beaucoup plus chaud, la question se traite au moment du remplacement, pas après. Cela ne veut pas dire tout changer : on remplace souvent quelques radiateurs seulement, ceux des pièces les plus difficiles.

Le comptage. Tout générateur de chaleur doit être équipé d'un dispositif de comptage de l'énergie consommée (art. 12I al. 2). Et chaque local chauffé doit pouvoir être réglé indépendamment, sauf s'il est chauffé par le sol à basse température (art. 12I al. 4).

Le bruit. Si la machine a une partie dehors, Genève demande une pièce que la plupart des devis oublient. Nous y consacrons une page entière : bruit et voisinage, les règles genevoises.

L'ordre des démarches

  1. Vérifier le statut de votre bâtiment au regard des réseaux thermiques : la carte, puis la demande d'information thermique.
  2. Faire venir quelqu'un sur place. La visite décide de la puissance, de l'emplacement et de l'état des émetteurs. Chez nous elle est gratuite et sans engagement.
  3. Monter le dossier de bruit si une partie de la machine est dehors.
  4. Déposer la demande de subvention avant le début des travaux — les conditions exactes sont détaillées sur la page consacrée aux aides financières.
  5. Annoncer l'installation au canton, ou déposer une demande d'autorisation si votre cas sort de la dispense.
  6. Et seulement là, commander et poser.

Et si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse ?

Cela arrive, et nous le disons quand c'est le cas. La loi genevoise le prévoit d'ailleurs elle-même : les mesures qu'elle impose ne peuvent être exigées que si elles sont techniquement réalisables et économiquement supportables, et le canton peut accorder des dérogations en cas d'obstacle technique ou de coût disproportionné. Mais la même loi précise qu'il n'existe pas de droit à la dérogation, et qu'elle peut être assortie de conditions (loi sur l'énergie, art. 6A).

Dans un immeuble ancien du centre, la décision est de toute façon collective : elle se prend en assemblée, et le calendrier de la copropriété commande celui des travaux. Dans une maison mal isolée d'avant 1980, il arrive que l'enveloppe passe avant la machine — une isolation faite d'abord coûte souvent moins cher à l'usage qu'une grosse machine. Notre guide du remplacement d'une chaudière à gaz détaille ces cas de figure.

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IMI Industrie
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Chemin du Grandchamp 7, 1018 Lausanne
CHE-316.232.256

Qui viendra chez vous

Les demandes déposées sur ce site partent chez IMI Industrie (IMI Sàrl), entreprise lausannoise inscrite au registre du commerce sous le n° CHE-316.232.256, dirigée par son fondateur Ibrahim Berisha.

Vingt ans de métier, et pas seulement dans la villa. IMI est d'abord une maison de tuyauterie industrielle : ses soudeurs sont certifiés EN ISO 9606 (Lloyd's Register), et l'équipe de quatorze techniciens intervient aussi bien sur des bâtiments administratifs, des écoles et des hôpitaux que sur des maisons individuelles. C'est elle qui a soudé et posé les conduites du réseau de chaleur à distance de la Ville de La Chaux-de-Fonds, secteur de la gare, avec l'opérateur Vadec.

Pour votre pompe à chaleur, ça change trois choses :

  • L'hydraulique est faite par des gens dont c'est le métier premier. Le circuit, les raccordements, l'équilibrage : ils font ça toute l'année sur des réseaux autrement plus exigeants qu'une villa. Dans une région où la saison de chauffe est parmi les plus longues du pays, c'est le réglage qui fait la facture.
  • Votre maison est à radiateurs ? Ils posent du chauffage au sol fraisé — le sol chauffant rainuré dans la chape existante, sans tout casser. C'est souvent ce qui sépare une pompe à chaleur qui consomme d'une pompe à chaleur qui tient ses promesses.
  • Si la pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse chez vous, ils vous le diront. Ils posent aussi des raccordements au chauffage à distance : ils n'ont aucune raison de vous vendre l'un plutôt que l'autre.

Entreprise vérifiable : la raison sociale, l'adresse et le numéro IDE ci-contre sont ceux du registre du commerce.

Ce que disent leurs clients

Avis publiés par des clients d'IMI Industrie, notre entreprise partenaire — ce ne sont pas des avis sur cette plateforme. Relevés le 13 août 2026 : 5,0 ★ sur 4 avis publics.

★★★★★

« L'entreprise IMI est intervenue pour le remplacement complet de mon système de chauffage. Du début à la fin, l'expérience a été irréprochable. Les délais ont été parfaitement respectés. Les travaux ont été effectués de manière très propre et organisée : aucun désordre après leur passage. »

Henri Thuau — il y a 6 mois

★★★★★

« Les travaux ont été réalisés avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme. Monsieur Berisha a su coordonner l'ensemble du chantier avec efficacité, tout en respectant les délais et en restant attentif aux détails. Le résultat final va au-delà de nos attentes. »

Mario Foffa, 1030 Bussigny — il y a 3 mois

Vos questions, réponses simples

Le gaz est-il interdit à Genève ?

Non, et c'est une idée reçue tenace. Genève n'a fixé aucune date d'interdiction du gaz. Ce qui existe, c'est un régime d'autorisation : dès 5 kW, remplacer une chaudière à combustible fossile suppose une autorisation énergétique cantonale, accordée seulement si trois conditions sont réunies, dont l'impossibilité de couvrir raisonnablement le besoin par du renouvelable.

Ma chaudière a plus de vingt ans et je veux seulement changer le brûleur. Ai-je une démarche à faire ?

Oui. Le règlement genevois assimile le changement du brûleur, ou d'un autre composant annexe, sur une installation de 20 ans ou plus, à une transformation. Juridiquement, votre réparation est traitée comme un remplacement, avec la même procédure.

Dois-je déposer mon dossier à la commune ?

Non. À Genève, l'autorisation de construire est délivrée par le canton, et les demandes lui sont adressées directement. La commune est consultée pour préavis, et en procédure accélérée le département peut même renoncer à le solliciter. C'est une vraie différence avec Vaud ou Fribourg.

Combien de temps faut-il compter ?

Le délai légal de réponse est de 60 jours pour une autorisation ordinaire et de 30 jours en procédure accélérée. À cela s'ajoute la réponse à la demande d'information thermique, annoncée sous 30 jours au maximum. Un point genevois joue en votre faveur : pour des travaux qui améliorent la performance énergétique du bâtiment, une demande de pièces complémentaires ne suspend pas le délai.

Faut-il forcément remplacer tous les radiateurs ?

Pas forcément. La règle cantonale porte sur la température de départ des émetteurs neufs ou remis à neuf : 50 °C au maximum, 35 °C pour un chauffage au sol. Beaucoup d'installations y arrivent en changeant seulement les radiateurs des pièces les plus difficiles. Cela se décide à la visite, radiateur par radiateur.

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